par [Grognard]_Articho le Sam 10 Mar 2012 - 2:00
Dans son rapport de 2005, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) relève que Solidarité et Progrès « sous l’apparence d’une idéologie politique « anti-Bush » et avec une image alternative aux mouvements politiques constitués, joue sur la fibre engagée et idéaliste des étudiants »15. En janvier 2012, le secrétaire général de la Miviludes, Hervé Machi, déclare : « C’est un dossier qui pour nous aujourd'hui à la Miviludes n’est pas vivant. Les derniers signalements que nous avons reçus remontent à 5 ou 6 ans, donc grosso modo la période de la dernière élection présidentielle. Les personnes qui avaient fait ces signalements avaient été reçues à la Mission et ces témoignages n’ont pas débouché sur une saisine de l’autorité judiciaire par la Mission, sans doute parce qu’à l’époque la Mission a considéré que les critères de la dérive sectaire n’étaient pas caractérisés »16.
Selon une citation de 2003 de Guillaume Lecointre, ancien chroniqueur pour le journal Charlie-Hebdo et membre du Mouvement des Brights, le parti expose « des idées qu'un Le Pen ne renierait pas, derrière un vernis de préoccupations sociales »17.
L'UNADFI a estimé qu'il avait un « comportement sectaire » dans ses méthodes de recrutement destinées aux étudiants, ainsi que dans son fonctionnement interne 18,19. Le témoignage d'un ancien membre confirmerait les descriptions de l'UNADFI20.
Pour Pierre de Villemarest et Clara Gaymard, le parti agirait pour le compte des « marxistes de Moscou » : « C'est peut-être s’aventurer trop loin que de constater que Nouvelle Solidarité a arrêté ses publications au moment de la chute du mur de Berlin, faute désormais de moyens venant de l’Est communiste »21.