par [Grognard]_Jean-Charles I le Dim 22 Jan 2012 - 16:29
Je sais pas si le parallèle 1945-1814 est aussi simple à établir. La question se pose certes. Mais y'a-t-il vraiment de la part des Cosaques les mêmes motivations à détruire que les Soldats de l'Armée Rouge? J'en doute beaucoup.
Tu me répondras, les motivations ne sont pas les mêmes p-e, mais les conséquences si. Concernant les femmes allemandes violées, le bas chiffre que tu annonces me semble bien mal renseigné. J'avais cru lire bien plus. N'oublions pas que la population russe de 1812 souffre avant tout des besoin de la guerre, c'est à dire, qu'on ne leur demande pas leur avis pour les piller, que ça soit du côté russe ou français. Donc certes des populations ont souffert dans les zones périphériques du conflit, mais pas par une occupation ou un pillage de duré.
Aussi, je crois que les cosaques de 1814 n'ont aucune haine anti-française. Ils n'ont presque pas de raison d'en avoir. Ils sont juste dans le même bateau que l'armé russe. Ils suivent. Ils espèrent s'enrichir. Donc ça pille à droit à gauche. AU passage, on viole les femmes qu'on trouve, p-e pour se venger, mais p-e juste par "plaisir". Ne pas oublier le rôle de l'alcool presque omniprésent dans la guerre de l'époque.
Bref, l’armée rouge qui entre en Allemagne en 1944-45 est vraiment animé par une haine viscéral, attisé par l'inteligentsia et ses moyens de presse. L'effet Nemersdorff, je renvoie au livre de Lopez Berlin :Les Grandes Offensives de l'Armée Rouge chez economica, joue un role central dans la galvanisation de l'ultime effort allemand devant l'invasion soviétique. Ce qui s'est passé à Nemersdorff, à proprement parlé, a dépassé de loin ce que les nazis auraient voulu mettre dans leur propagande : femmes clouées vivantes aux portes des maisons, puis violées à la chaine, etc ... Bien malheureusement pour le commandeur russe, il s'est fait pincer par une attaque allemande, et Goebbels fut bien content d'inviter des investigateurs internationaux (oui ça existait en 1944 aussi ! Suisses et Suédois, pour attester de la barbarie commise). Je me pose la question de savoir si les Cosaques de 1814 ont été aussi barbares. J'en doute.